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Morbad Légende

Age : 15 Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 353 Localisation : Frontiére nord de l'Empire, massacrant le Chaos...
| Sujet: Re: L'Apogée de Khemri Ven 7 Sep - 19:34 | |
| Voui je sais mais la présentation est mieusx sur Word.. J'ai mis des arrieres plans et le noir sur blanc c'est plus agréable à lire.  |
|  | | Morbad Légende

Age : 15 Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 353 Localisation : Frontiére nord de l'Empire, massacrant le Chaos...
| Sujet: Re: L'Apogée de Khemri Dim 9 Sep - 12:14 | |
| Alors voila je poste enfin la totalité du récit, que j'ai réduit a 6 chapitres, les anciens étant trop courts. J'ai triple poster car mon message excédait la limite maximale autorisée. Pour les votes, ils faudraient que vous lisiez la totalité du récit avant de donner votre avis Svp. Tout les noms ou presque sont basés sur des (brèves) recherches faites dans les LA ou autres. Ceci afin de donner un maximum de vraisemblance au récit. Voila bonne lecture à tous !!!
Introduction Plusieurs années après les trois mois de guerre et de destructions causées par la Tempête du Chaos, l’Empereur Karl Franz envoya une nouvelle expédition pour les Terres du Sud, ignorant les conseils de Sire Jacob Stachetdhorf, qui avait perdu un proche parti pour les Royaumes de Khemri. « N’ayez pas d’inquiétude, lui avait dit l’Empereur. Nul n’oserait s’attaquer à une force de plusieurs centaines d’hommes, à part une armée entière. Et j’ai besoin de fonds pour financer l’Empire à la suite de cette maudite guerre. » Jacob s’était laissé convaincre, bien qu’étant encore inquiet… C’est ainsi qu’en cette année 2518 partit l’expédition pour la Terre des Morts.
Chapitre 1
Navire le Glorieux 2, au large de la côte Arabe, un mois plus tard.
Le capitaine Murt Klenday, un homme aux cheveux longs et bruns, aux yeux verts, de haute stature et aux épaules carrées faisait les cent pas. Il remuait nerveusement les mains et affichait un air anxieux : « Cette brume ne peut plus durer Dick ! dit-il à son second Dick Pertain.Nous ne voyons rien à 100 mètres devant nous et tous nos appareils sont déréglés par je ne sais quelle force ! » La troupe était parti il y a un mois d’Altdorf.Elle était remontée à Marienburg d’où elle avait embarqué dans trois navires : le Helstrum, l’Impérial, et le Glorieux 2. Ils avaient traversé la Mer du Chaos puis le Grand Océan au prix de quelques escarmouches seulement. Les canons impériaux prouvèrent leur efficacité une fois de plus, et très peu de pertes furent à déplorer. Enfin, ils passèrent à proximité de la Tilée et ne furent plus qu’à une cinquantaine de kilomètres de l’Arabie. Puis brusquement un voile de brume épais était tombé, assombrissant l’eau et cachant le soleil ; les boussoles s’étaient déréglées et l’inquiétude s’était emparée des hommes…
Dick était plus petit que son supérieur mais n’était pas moins musclé. Il avait des cheveux courts et noirs, des yeux d’un gris métallique et une courte barbe, tout son visage reflétant une dureté implacable. « Je sais tous cela Capitaine, notre situation n’est pas brillante, mais si nous cédons à la panique nous… » Il ne put achever sa phrase : un cri avait retentis, venant de la vigie : « Voile noire à babord ! » Aussitôt les deux hommes sortirent de leur cabine. Derrière eux, le Helstrum, qui suivait l’Impérial a quelque cinq cents brasses, était maintenant visible, preuve que le brouillard s’était dissipé. A babord ils pouvaient en effet apercevoir une voile noire. Prenant une longue vue, le commandant vit qu’elle était trouée et lacérée comme si le bateau avait traversé une effroyable tempête ou avait plusieurs centaines d’années… « Qu’est ce donc, capitaine ? Demanda un matelot. _ Je l’ignore, mais ce serait bien le diable si cette épave nous rattrapait… » Le capitaine détourna un instant le regard. Lorsqu’il fixa de nouveau le navire, celui-ci avait disparus…
Vestiges de la bataille de la Sombre Tempête, une lieu sous l’eau.
Année –1923 avant Sigmar. Les navires du roi Lakashaz de Khemri rencontraient ceux de rebelles venus du Nord. S’ensuit une bataille navale qui aboutira à la destruction totale des deux armées. Plus aucun de ceux qui étaient partis ne revinrent, et ils reposent encore aujourd’hui dans les profondeurs de l’océan …
Mais 659 ans plus tard, en l’année –1264, Nagash, un des maîtres de la magie noire, lança un sort d’une puissance terrifiante, anéantissant en un instant toute vie en Nekhara. Ce sortilège eut un deuxième effet encore plus terrible : A l’appel des Rois des Tombes, les Morts des Royaumes de Khemri et des centaines de kilomètres alentours, étaient animés d’une énergie malsaine et frémissaient, se relevaient, et repoussaient les envahisseurs et les ennemis de leurs maîtres. Aujourd’hui encore cette malédiction pèse sur eux…
Mais aujourd’hui, les victimes de la bataille de la Sombre Tempête sentirent la présence d’intrus se dirigeant vers leur bien-aimée Terre de Nekhara… Sous l’impulsion d’une puissance inimaginable, les morts se relevèrent, et remontèrent dans leur antique galère. Reprenant la place qui fut autrefois la leur, les rameurs propulsèrent le bateau vers la surface. Dans un jaillissement d’écume, le navire sortit des flots, dévoilant une coque fendue par une plaie béante dans laquelle l’eau ne s’engouffrait pas retenus par une magie surnaturelle. Le mât se dressait encore, délabré, auquel était accroché une voile noire en lambeaux qui pendait, telle un haillon déchiqueté. Au loin les trois navires impériaux étaient maintenant visibles, preuve que le brouillard s’était dissipé. Le bateau s’enfonça soudain dans les flots tumultueux, disparaissant à la vision des mortelles…
Chapitre 2
Le capitaine Murt Klenday se remettait avec peine de sa surprise .Comment un navire, celui-ci était d’une taille respectable, pouvait-il disparaître en une seconde ? Il était perdu dans ses pensées lorsque de nouveaux cris retentirent. L’eau s’agitait et commençait à bouillonner à proximité du Helstrum.. Le commandant n’eut pas le temps de se demander ce qu’il se passait : Un navire surgit, à quelques mètres seulement du Helstrum, projetant des gerbes d’eau qui s’éclatèrent sur les flancs du navire Impérial. La galère qui venait de surgir, avait des voiles noires, un mât délabré et une coque fendue. Elle se dressait, et, bien que plus petite que les navires impériaux, était impressionnante et dégageait une impression hostile et inquiétante… Une impression qui se renforçait lorsque l’on voyait l’équipage : un sourire figé sur le visage, des orbites creuses, ni peau ni chair… Les morts, sans expression, regardaient les vivants, et les vivants, horrifiés regardaient les morts…
Cloué sur place par la terreur, les impériaux ne réagirent pas lorsque l’un des morts vivants dit d’une voix sèche et sans timbre : « Pour Khemri. » Aussitôt les squelettes se mirent en mouvement. Ils bondirent sur le pont et commencèrent le massacre. Le pont du Helstrum fut bientôt rouge de sang. Les hommes n’avaient pas le temps de sortir leurs armes que déjà une lame courbe et ornée leur traversait le ventre. L’équipage du bateau était composé essentiellement d’épéistes de la puissante garnison d’Altdorf. Une bonne partie reposait maintenant sur le Helstrum, sans vie. Mais quelques mètre plus bas le reste de la troupe avait entendu la rumeur du combat et se préparait à faire une sortie. Un mage du domaine des Cieux concentrait ses pouvoirs. Les hommes rassemblaient leur courage en vue de l’affrontement…
La tension était palpable…Ce n’était pas le premier combat de ces soldats, mais les assaillants avaient défait leurs compagnons avec une facilité déroutante… Le sergent qui commandait le groupe prit une profonde inspiration… Les épéistes se ruèrent sur le pont, prêt au combat. Mais il n’y en eut pas. Le navire était bien la, toujours aussi lugubre, mais aucune trace d’un quelconque ennemis… Les hommes rabaissèrent leurs épées et les relevèrent aussitôt lorsqu’un grognement se fit entendre. Ils se retournèrent et virent l’un des leurs, une grimace de douleur sur le visage. Il vacilla et s’écroula, dévoilant ce qui l’avait tué. Tous eurent un mouvement de recul sous le coup de l’horreur. Un squelette se tenait la, une arme dégoulinante de sang à la main. Instinctivement les hommes levèrent les yeux. Les cordages grouillaient de morts-vivants. Les épéistes repoussèrent la panique qui montait en eux : leurs compagnons avaient tous étaient tués sans résistance ; eux ne subiraient pas le même sort… Les squelettes bondirent et s’abattirent sur les Impériaux. Ils étaient habiles mais pas autant que les meilleurs combattants d’Altdorf. Ces derniers semblèrent avoir l’avantage au début : les os volaient en éclats et explosaient sous les coups d’épées. Le magicien libéra sa magie : La foudre d’Uranon réduisit en cendre un bon nombre de guerriers ennemis. Une tempête se déchaîna, fruit des incantations du mage. Elle semblait ne se concentrer que sur les Nehekhariens qui étaient propulsés dans l’océan.
Mais les squelettes étaient nombreux et malgré la bravoure des soldats impériaux, la défaite des hommes étaient proches…
Il ne restait maintenant qu’une petite poignée d’hommes ainsi que le sorcier qui se battait désespérément. Trois autres tombèrent bientôt sous les coups de leurs adversaires. Voyant qu’ils n’étaient plus en mesure de résister plus longtemps, le mage lança le sort le plus puissant de son ordre. Il concentra tout ce qu’il lui restait comme énergie magique, et la laissa exploser… Au début rien ne sembla se passer. Puis un grondement se fit entendre, tandis qu’un point lumineux se rapprochait de plus en plus : le grondement se transforma bientôt en rugissement et le point lumineux devint une boule de feu… Et une formidable détonation se fit entendre : une petite comète venait de frapper le Helstrum, pulvérisant ce dernier du même coup que le vaisseau fantôme. Dans une gerbe de feu, tous les combattants venaient d’être réduits en cendre…
Chapitre 3
Ils arrivèrent bientôt en vue des côtes d’Arabie. Les hommes avaient le moral au plus bas, suite a la bataille qui avait abouti à la destruction du Helstrum, et un début de mutinerie avait même du être réprimé. Le brouillard avait disparus pour laisser place à un soleil éclatant et à une mer d’huile. Les navires devaient avancer à la rame et le soleil avait vite raison de l’endurance des hommes. Les bateaux arrivèrent enfin au but de leur voyage : le delta du grand fleuve Mortis.
Les hommes, fourbus, débarquèrent, montèrent le campement, et, épuisés par la chaleur, allèrent se reposer à l’ombre de leurs tentes. Le Capitaine Klenday avait décidé de laissé un jour de repos à ses hommes, le temps que la fatigue générale s’estompe, et que lui puisse faire son itinéraire pour la nécropole en ruine de Zandri…
Le lendemain la troupe partie. Les paysages qu’elle traversait étaient arides et désolés. Un immense désert s’étendait à perte de vue où il rejoignait l’horizon.. Ca et là des vestiges restaient, symboles de la puissance de jadis du Royaume de Khemri. Des colonnades et des statues témoignaient de la formidable civilisation qu’avait été celle des Nehekhariens. «Mais ce temps là est révolu » pensa le capitaine. Il contemplait le paysage et méditait sur ce peuple disparu. Mais la voix de son second le tira de ses pensés : « A quoi pensez-vous capitaine ? _ A ce que nous sommes venus faire ici, dit Murt en faisant un grand geste du bras, englobant les environs. _ Nous sommes là pour servir les intérêts de l’Empire et rien ne saurait nous détourner des ordres donnés par l’Empereur, capitaine. _ Pas même l’anéantissement du Helstrum par une force surnaturelle, Dick ? » L’autre ne répondit pas. Cette bataille les avaient tous troublé et ils en parlaient peu.
Le soir tombait lorsqu’ils arrivèrent en vue des pyramides qui formaient la superbe nécropole de Zandri. Le soleil était d’un rouge profond et diffusait une lumière chaude qui baignait la cité en ruine, lui donnant une dimension irréelle. La troupe entra dans la cité millénaire. Le bruit que les bottes des soldats faisaient se répercutait sur les formidables constructions bâties des mains de ceux qui reposaient maintenant sous terre. Le campement fut établi. La journée lendemain serait consacrée au pillage des bâtiments sacrés.
Le soleil se leva encore plus chaud que la journée précédente. Une forte agitation secouait le campement : pendant la nuit, plusieurs hommes avaient disparus. « Ces déserteurs n’ont pas pus aller loin, Capitaine. Pas sous ce soleil, fit remarquer Dick. _ Etes vous sûrs qu’ils ont vraiment déserté ? _ Je ne vois pas ce qui aurait pus se passer d’autre, Capitaine… _ Moi non plus. Mais nos hommes ne sont pas stupides, Dick. Ils savent qu’ils n’ont aucune chance par cette chaleur. De plus nous n’avons rien trouvé qui manquait, que ce soit en tonneaux d’eau, en provisions ou en matériel. Non…Je ne pense pas qu’ils aient désertés… _ Mais alors qu’a t’il bien pu se passer d’autre ? _ Vous êtes un sceptique Dick. Mieux vaut en rester là… », et il s’éloigna. Cette nuit, il ne dormirait pas…
Dernière édition par le Dim 9 Sep - 12:22, édité 1 fois |
|  | | Morbad Légende

Age : 15 Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 353 Localisation : Frontiére nord de l'Empire, massacrant le Chaos...
| Sujet: Re: L'Apogée de Khemri Dim 9 Sep - 12:15 | |
| Chapitre 4
Nécropole de Zandri, Arabie.
Le Capitaine Murt Klenday n’avait pas voulu révéler ses pensées à son second. Une intuition le poussait à croire que la disparition des soldats n’était pas naturelle… Il allait bientôt en avoir le cœur net. Il finit d’enfiler son armure et sortit de sa tente. L’air était frais. Le vent lui caressait le visage. Le désert, qui était une fournaise le jour, était très agréable le jour. Cela aurait pu lui procurer un sentiment de sécurité, s’il n’avait pas été en un lieu aussi sinistre. Il se mit à arpenter le campement, attendant un événement, tous ses sens en éveil. Il se posta derrière un débris d’où il avait vu sur deux soldats qui montaient la garde, non loin de là. Un frôlement se fit entendre sous terre, inaudible pour qui n’aurait pas écouté attentivement. Les deux gardes, qui discutaient, n’entendirent rien. Le Capitaine ne bougea pas, retenant son souffle… Tout à coup le bruissement devint plus perceptible, comme si quelque chose remontait vers la surface. Murt voulut courir, alerter les gardes, leurs dire de s’enfuir…Mais il n’en fit rien… La peur le clouait sur place, lui retirant toute possibilité d’action. Il n’eut la vision que de deux pinces monstrueuses, sortant de terre au milieu d’un nuage de poussière. Elles happèrent les gardes qui disparurent sous terre sans un cri. L’action ne dura pas plus d’une seconde et ne fit aucun bruit. Le Capitaine n’avait pas bougé… Il n’avait pas remué un cil…Il se sentait comme oppressé par une présence qui dépassait son entendement… Il sentait ses lieux imprégnés par la marque d’un souverain d’une extrême ancienneté, et d’une cruauté sans pareil. Un être maléfique qui aurait juré de tous les exterminer…
Le Capitaine en second était sous sa tente, occupé à rédigé le journal de l’expédition, lorsque son supérieur entra, l’air pantelant, le visage en sueur : « Dick. Je dois vous parler. »
Dick n’en revenait pas. Il avait toujours su que Klenday aimait la mythologie et le surnaturel, mais de la à en faire des hallucinations ! Car c’est bien cela que le second croyait : que son supérieur n’avait plus toute sa tête ! Lorsqu’il avait entendus l’histoire, la veille au soir, il s’était contenté d’acquiescer sans mot dire. Et pourtant…six autres hommes avaient disparus cette nuit là.
Les troupes commençaient à s’inquiéter : plus d’une dizaine d’homme avait disparus en deux nuits. Des mots tels que « malédiction » ou « malheur » commençaient à circuler.
Les premières pyramides avaient déjà été ouvertes et pillées : il n’était pas question de tout abandonner et de battre en retraite pour de stupides histoires de superstitions. Il sortit : le soleil brillait toujours, et accablait le désert de sa chaleur étouffante. Cependant de gros nuages venant du Nord-Ouest s’amoncelaient, preuve qu’un orage éclaterait bientôt. ”Monsieur Perntain !” Dick se retourna. Un sous-officier se trouvait devant lui. _ Qui y a t’il ? _ Nous avons trouvé quelque chose d’intéressant mon Capitaine. _ Je vous suis. Le soldat le conduisit à l’une des plus imposantes pyramides. Après une courte marche dans les couloirs obscurs de la construction, ils entrèrent dans une salle récemment découverte. Au fond se trouvait trois immenses statues à têtes de chacal. Dick s’arrêtas devant les sculptures. Quelque chose le mettait mal à l’aise. Il sut bientôt de quoi il s’agissait. >Il plongea son regard dans celui d’un des étranges animaux. Une flamme sembla s’allumer au fond des yeux du dieu-chacal. Une impression de vie se dégageait de ces statues. _Etrange… _ Qui-a t’il Monsieur ? _ Rien, répondit brusquement Dick, que la question avait fait sortir de sa torpeur. Amenez des cordes et sortez ces statues de là. Nous les chargerons dans les chariots. _ Très bien Monsieur.
Une voix psalmodiait des vers oubliés de toutes les races depuis longtemps. Une incantation qui faisait crépiter l’air et remontait à travers la roche…L’énergie venait s’engouffrer dans les veines de pierre de statues à tête de chacal… Les puissants Ushabtis, statues des dieux réincarnés… Leurs cœur de marbre faisait de nouveaux entendre ces battements…
Karlz sursauta… Il avait sentit un frôlement…y avait t’il quelqu’un ? Non, son imagination lui jouait des tours… Il accrocha une corde au bras de la statue, et se retourna pour en prendre une autre. Un bruit de fibre déchirée lui fit se retourner. La corde dont il s’était servi gisait à terre, coupée en son milieu. La tête sculptée de l’Ushabtis le regardait fixement. Si Karlz n’avait pas subi des années d’entraînement, ses instincts lui auraient commandé de fuir…
Chapitre 5
« Capitaine, Capitaine ! » L’aube ne s’était pas levée ce matin là. Un ciel chargé de sombres nuages obscurcissait le soleil, mais la chaleur étouffante laissait prévoir un orage qui ne tarderait pas a éclaté. Le sable du désert était moins chaud qu’à l’ordinaire, mais le manque d’air avait vite raison de l’endurance des hommes. Depuis qu’il avait été témoin de la mort de deux de ses hommes, Perntain n’avait pas dormit. Il avait réfléchi se demandant ce qu’était le plus important… La vie de ses hommes ou les ordres de l’Empereur ? Il respectait beaucoup son souverain, et était un soldat loyal. Mais l’idée d’abandonner ses soldats à la mort lui était beaucoup plus répugnante que de désobéir à son seigneur. Il avait donc décidé que les troupes se replieraient d’ici une semaine.
Il se retourna. « Qu’y a t-il ? _ Un de vos hommes… dit le soldat à bout de souffle, il a été retrouvé… il est mort… _ Que lui est-il arrivé ? demanda le Capitaine, d’une voix d’ont-il essayait d’atténuer le tremblement. L’emprise de la vision de deux pinces sortants du sol qui lui accaparait l’esprit, se fit plus forte. _ Nous n’en savons rien. Il a reçu un coup qui semble avoir été assené avec une très grande force. _ Merci soldat. _ Autre chose Capitaine. _ Oui ? _ Les statues dont il était censé s’occupé ont disparus.
Klenday alla parler à son second. Il était censé s’occupé du pillage des pyramides et pourrait sûrement lui en apprendre plus. _ Dick ! _ Oui Capitaine ? _ Avez vous entendus parler de statues à tête de chacal ? L’homme qui les gardaient est mort, et elles, ont disparus… _ Un collectionneur en plein désert ? _ Je l’ignore. J’aurai aimé que vous voyiez cela… _ J’irai moi-même sur les lieux Capitaine. _Très bien Dick. Je vais dormir, je n’ai pas eu une longue nuit de sommeil depuis plusieurs jours déjà. Dick hocha la tête, puis retourna vers le centre du campement afin d’ordonner les tours de garde de la nuit à venir. Murt Klenday, quant à lui, se dirigea vers sa tente, afin de prendre du repos.
Il marchait dans un couloir étroit et obscur. Les murs qu’il longeait étaient couverts d’étranges dessins. Au bout du long corridor, il aperçus une lumière qui dansait contre les parois de pierre. Un homme était là, agenouillé. Un personnage de haute stature lui faisait face. Ses yeux de marbre blanc luisaient dans la pénombre que créait la torche fixée au mur. La tête de chacal fixait l’homme à terre. Une armure ornée couvrait le torse de l’Ushabtis. Il tenait à la main un cimeterre courbé aux formes gracieuses. Levant son arme, il l’abattis sur l’homme à terre. L’homme vacilla sous le coup que lui avait porté la statue des dieux Nehekhariens, et son corps s’abattis mollement au pieds de Klenday. Celui-ci eut un sursaut d’horreur lorsqu’il vit le visage tourné vers lui… « Dick ! » Le Capitaine se rua hors de sa tente et hurla : « Préparez le départ ! Nous partons à l’aube ! »
Mais déjà le bruit des armes faisait écho dans les souterrains de Zandri. La fureur des Rois morts retentirait bientôt dans la nécropole…
Chapitre 6
Sud Ouest de l’Empire, Altdorf, Cour Impériale.
« Nous ne pouvons nous permettre de divulguer cela ! _ Mais, messire, les ordres de l’Empereur… _ Je n’ai que faire des ordres de l’Empereur ! »
Par une chaude après midi, le Comte-Electeur Aldebrand Ludenhof marchait à grandes enjambées, accompagné par son conseiller. Il sortait d’un conseil présidé par l’Empereur et le Comte avait les traits déformés par la rage. « C’est notre province qui payé la plus grande partie de cette expédition, et si l’on apprenait qu’une mission financée par le Hochland avait lamentablement échouée, mes chances de devanir un jour Empereur serait réduites à néant ! Ces hommes ne doivent pas parler. »
Trois semaines auparavant, les troupes étaient revenues dans un unique navire. L’expédition avait tournée à la débacle la plus totale. Les hommes avaient dûs se replier sous les coups de morts-vivants sortis de nulle part. Une petite partie des soldats avait réussie à embarquée à bord de l’impérial. Le Glorieux avait été pulvérisé par des catapultes en ossements envoyant des crânes hurlants et vomissants des torrents de flammes. C’est ainsi qu’ils avaient quitté la nécropole de Zandri. De tous ceux qui réussirent à prendre la mer, la plupart périrent d’une étrange malédiction. Ils se couchaient le soir mais ne se reveillaient pas l’aube venue… Ce ne furent au total qu’une dizaine d’homme, dont Murt Klenday, qui avaient débarqués à Marienburg.
L’échec de l’expédition fut vite constaté par l’Empereur, qui prit la décision de rendre l’affaire publique. Par ce choix il endossait les responsabilités de ce revers. Les rescapés n’ayant pas encore rapporté les faits de manière officielle, l’ampleur du désastre n’avait pas été révélée, et l’honneur du Hochland était encore sauf. Cependant le récit des soldats ne saurait tardé, ce qui ne manquerait pas de mettre Aldebrand Ludenhof dans une situation embarassante.
Par une nuit brumeuse, sur les quais d’Altdorf… A la lumière blafarde de la pleine lune, des hommes s’activent au bord du Reik. Leur respiration haletante leur fait cracher des bouffées de fumée dans l’air glacé de cette sirée d’hiver… Un à un ils jettent des sacs dans les eaux boueuses du fleuve. Puis, une fois leur besogne achevée, ils quittent les quais puis disparaissent dans le brouillard…
Sous l’eau, l’un des sacs se déchira révélant un pâle visage. Les yeux autrefois verts sont devenus gris, et les cheveux jadis bruns, sont maintenant blancs. Le visage marqué par la peur et la mort s’enfonce dans les eaux. Murt Klenday repose maintenant en paix.
Le soleil se lève au dessus de la capitale. La capitale d’un empire rongé par la corruption, dont la politique se révèle être l’un des ennemis le plus dangereux. Une menace grandit au Sud. Une menace dans les royaumes humains ne prennent pas conscience, éclipsée par le profit et la soif de pouvoir. Mais une menace qui ne pourra bientôt plus être ignorée. Une guerre se prépare…
Les morts foulent de nouveaux le sable de leur bien aimé royaume. Les nécropoles s’ouvrent, de puissants Roi se réveillent de leur sommeil. Settra, premier grand Roi de Nehekhara, fondateur de la Dynastie, favori des Dieux, rassemble ses armées. Les Seigneurs d’Arabie lui renouvelle leur serment d’allégeance. Lorsque le vie régnait encore sur les terres du Sud, que Nagash n’avait pas encore ravagé ces contrées, lorsque Settra était sur le trône de Nehekhara, le royaume connaissait son apogée. Le temps était venus pour les morts de prouver leur puissance, prêt à déferler sur le monde des vivants. Khemri allait retrouver sa gloire d’antan, Khemri allait connaître son apogée. |
|  | | Grincheux Demi-dieu

Age : 14 Inscrit le : 21 Aoû 2007 Messages : 1758 Localisation : karaz-à-karak(dans le 49)
| Sujet: Re: L'Apogée de Khemri Dim 9 Sep - 12:19 | |
| j'adoooooooooore cette histoire, du moment que les armées de settre n'attaque pas les nain et les elfes, our moi ya pas trop de souci. _________________ le maître décapiteur d'orques et gobs c'est moi
besoin de monde http://narsilsshards.darkbb.com/index.htm
gorbrim: CC CT F E PV I A CD 5 3 5 4 2 2 1 9
"A vaincre sans baril, on triomphe sans boire!!" |
|  | | lydhrynn Demi-dieu

Age : 14 Inscrit le : 30 Mar 2007 Messages : 1798 Localisation : Arbre des Ages
| Sujet: Re: L'Apogée de Khemri Dim 9 Sep - 12:29 | |
| Belle histoire beau boulot ! Je me suis pas ennuyé en lisant ça, j'aime bien. _________________ !!! WAAAGH !!! Et euh vive les elfes...
 le 1er élément; nouveau forum de modélisme et de warhammer battle et 40k. N'hésitez pas, inscrivez vous ! |
|  | | Morbad Légende

Age : 15 Inscrit le : 19 Juin 2006 Messages : 353 Localisation : Frontiére nord de l'Empire, massacrant le Chaos...
| Sujet: Re: L'Apogée de Khemri Mar 11 Sep - 17:17 | |
| Merci a vous !!!
Je vais faire une ch'tite histoire par rapport a un combat qui nous a opposé mon frère et moi (RdT et Empire). Je posterais un rapport de bataille et après l'histoire qui suivra le déroulement de la partie.  |
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