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| Auteur | Message |
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Niwel Seigneur

Age : 16 Inscrit le : 06 Aoû 2007 Messages : 868 Localisation : Nancy/Metz/Saarbrücken
 | Sujet: Le bazard à Niwel Jeu 3 Juil - 9:27 | |
| Tous les textes courts (pas plus qu'une copie double généralement) qui sortiront de ma tête, je les mettrais ici quand j'aurais vraiment envie de les recopier à l'ordi. Il n'y a pas forcément de rapport avec Warhammer, mais tous dépendent de mon humeur du moment.
Minuit et demi. La chaleur de ma chambre a collé une mèche de cheveux bruns à mon front. Une douce mélancolie s’empare de moi alors que je regarde le plafond. Je ne saurais dire d’où vient cette tristesse soudaine. Peut être de la musique que j’écoute. Peut être du fait que les vacances approchent.
Les vacances. Je souris à cette pensée. Quel élève n’est pas fou de joie lorsque retentit la sonnerie annonçant la fin de l’année ? A part moi ? Ce n’est pas que j’aime particulièrement l’école, ni les cours. Non. Ce qui me rend triste est, je crois, la certitude de ne plus voir mes amis pendant trois longs mois. Trois mois après lesquels viendraient les « retrouvailles »… Peut être brèves, à cause du brassage des classes de la rentrée. Une larme coule sur ma joue. J’ai pourtant l’habitude : c’est toujours la même chose depuis cinq ans.
Peu à peu, mes pensées dérivent. Je ne crois pas que je vais dormir cette nuit. En tout cas, c’est mal partit. Je souris de nouveau et ferme les yeux. Si seulement je pouvais m’endormir. Mais puisque le sommeil ne vient pas, je laisse de nouveau mes pensées vagabonder.
Des souvenirs me viennent. De cette année écoulée, mais pas seulement. Souvenirs de honte, d’échecs cuisants, mais aussi de grands moments de bonheur et de belles réussites. Parfois, je souris aussi toute seule au souvenir d’une belle blague, mais parfois le rouge me monte aux joues à l’évocation d’une honte passée.
J’ai chaud. Je me lève, doucement, pour que le plancher ne craque pas et ne résonne pas à l’étage d’en dessous. Plus aucun bruit. La musique s’est arrêtée. La fenêtre grince lorsque je l’ouvre. L’air rafraîchit par l’orage s’engouffre dans ma chambre. Je regarde le paysage qui s’offre à moi. Il n’y a presque pas de lumières allumées dans la ville. Le ciel est dégagé, bleu, tapissé d’étoiles. C’est beau, mais tellement lointain, inaccessible…Nouveau soupir. Je me détourne de la fenêtre et me recouche.
Une heure dix-huit. Je ne trouve toujours pas le sommeil. Je regarde toujours le plafond, je suis toujours triste. Mais je n’ai plus aussi chaud. Ma bouche s’étire en un bâillement qui aurait fait pâlir d’envie un hippopotame. Pourtant, je ne dors toujours pas. Et Dieu sait que ce n’est pas l’envie qui me manque. En ce moment, c’est la journée passée qui occupe mes pensées. De la matinée qui a traîné à l’image d’un escargot, de la soirée toute aussi longue. Seule l’après midi est passée vite. Malheureusement.
Et voilà qu’un visage s’impose à moi. C’est dans ces moments que l’on comprend vraiment ce qui signifie aimer. Qui n’a jamais vécu cet instant de solitude pendant lequel tout espoir d’être aimé nous quitte ? J’ai soif. Cette nouvelle pensée vient à moi d’un coup, s’invitant là où elle n’est pas désirée. Soupirant de nouveau, je me penche pour saisir la bouteille à côté de mon lit. Ce qui devait arriver arriva. Je suis si fatiguée que je me renverse de l'eau dessus. J’ai froid maintenant. Sûrement parce que je suis mouillée.
Après avoir enlevé mes vêtements, je vais en chercher d’autre dans l’armoire et referme la fenêtre. Une heure trente trois. Un quart d’heure depuis que j’ai regardé le réveil. La nuit promet d’être longue. Je reprend ma bouteille, déterminée cette fois-ci à ne rien renverser. Victoire ! Pas une seule goutte ne m’est tombée dessus. Je referme les yeux et tente de m’endormir, la tête pleine de pensées diverses...
C’est au son des cloches que j’ouvre les yeux. Huit heures trente. J’ai quand même réussit à dormir. Un peu. Je souffle une mèche de cheveux en travers de mon visage. La mélancolie de la veille a disparu. Tant mieux.
Juin 2007
Dernière édition par Niwel le Mar 15 Juil - 18:46, édité 1 fois |
|  | | b3l3t Dieu

Age : 20 Inscrit le : 02 Déc 2006 Messages : 3548 Localisation : Aix en Provence, au CRNA-SE pour ceux à qui ça parle^^
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Jeu 3 Juil - 10:10 | |
| Sympa C'est bien écrit, le rythme est bien soutenu avec des phrases courtes et percutantes, ça donne de la vie au texte. Bon, il y a quelques petites fautes qui se sont glissées dans certaines phrases mais ce sont sûrement des fautes de frappe^^ En tous cas, j'aime bien, continue à alimenter le bazar! _________________

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|  | | Big Bubba Émissaire de Gork


Age : 27 Inscrit le : 19 Aoû 2005 Messages : 8360 Localisation : Québec, Canada
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Jeu 3 Juil - 10:36 | |
| Tant de tristesse! Par contre, il faut avoué que tu as du talent, il y a des métaphore fort amusante malgré le contexte...
Je compte sur toi pour nous faire profiter de ton talent dans une histoire plus gai la prochaine fois En espérant que ton quotidien te dictera des trucs plaisant à raconter! _________________
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|  | | Lanfeust0 Seigneur

Age : 20 Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 533
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Jeu 3 Juil - 12:53 | |
| | Citation: | | que je n’ai pas réussit à ne pas me renverser d’eau |
Corrige ça en priorité, c'est le seul defaut de synthax vmt handicapant pour ton texte,apres seule deux ou trois tournures sont un peu lourde, qques répétitions trop fréquentes de mots également, mais rien de dramatique nonplus!
En tout cas jolie boulot! |
|  | | Niwel Seigneur

Age : 16 Inscrit le : 06 Aoû 2007 Messages : 868 Localisation : Nancy/Metz/Saarbrücken
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Sam 5 Juil - 17:45 | |
| Merci pour vos remarques. Lanfeust, je m'en occupe de suite.
Là un petit truc rapide fait pendant les cours où je m'ennuyait, rapport avec Warhammer c'te fois.
La Première fois
Edrond était vraiment effrayé. Il avait pourtant longtemps attendu ce moment. Il avait écouté tous les conseils qu’on lui avait donné et s’était beaucoup exercé. Mais la réalité était toute autre que ce à quoi il s’était attendu, et bien que du haut de sa colline il était loin de la horde qui s’étalait dans la plaine, tout ce qu’il voyait le terrifiait. Il y avait là tous les serviteurs du Chaos, des sanguinaires guerriers de Khorne aux envoûtantes démonnettes de Slaanesh. Et toute la horde criait à ma gloire de ses dieux.
Et oui, pourtant, il avait espéré être choisit. Les récits des anciens avaient affermis son désir de servir au plus vite dans les armées d’Ulthuan. Mais à présent qu’il y était, il avait peur. Le jeune Elfe jeta un regard discret à ses compagnons d’armes. Tous bien droits, tous impassibles, leur arc à la main, ils attendaient les ordres qui ne manqueraient pas d’arriver.
Soudain, les cris des guerriers du Chaos devinrent hurlements de rage et les bruits de milliers de pas résonnèrent dans la plaine. La bataille commençait. Un cri non loin d’eux, puis le son caractéristique des balistes. Les traits partirent et fauchèrent plusieurs guerriers. Enfin, ce fut l’œil de faucon qui parla, leur ordonnant de prendre leurs flèches.
Edrond s’exécuta et, comme ses compagnons, visa l’une des unités de démons rouges sang qui approchaient des lignes elfiques, de lourdes épées dans leurs bras musclés. Le jeune Elfe s’aperçut qu’il tremblait. S’il ne se reprenait pas très vite, il manquerait sa cible à coup sûr. Mais l’ordre retentit avant qu’il n’ait pu se calmer.
Les flèches empênées de blanc volèrent vers l’ennemi, accompagnées par celles des autres régiments d’archers. Plusieurs touchèrent leur cible et de nombreux démons se volatilisèrent. Edrond n’avait pu voir où était tombée la sienne. Aussitôt, la main toujours tremblante, le jeune archer saisit un nouveau trait.
En attendant de pouvoir tirer, Edrond observa le champ de bataille. Les troupes les plus rapides de l’armée du Chaos avaient déjà atteint les lignes elfiques. Les chevaliers de Khorne venaient d’engager le combat avec les Maîtres des épées et les enfants de Nurgle avaient chargé les vaillants lanciers.
Un ordre de l’œil de faucon lui fit reprendre sa concentration. Il encocha sa flèche et visa une troupe d’hommes bêtes. Il lâcha son trait qui fila vers la harde. Edrond aperçut l’une des grandes bêtes se saisir d’un lancier qui l’accompagnait et s’en servir comme bouclier. La flèche se planta dans le front de l’Ungor.
Les Elfes se battaient bien, mais la quantité inépuisable des assaillants commençait à faire tourner la bataille en faveur des hordes du Chaos. Les mages peinaient à contenir la magie du Duc du Changement et de ses maudits sorciers, et ne pouvaient ainsi pas aider leurs Frères à vaincre.
Un nouvel ordre, une nouvelle puis de flèches, sur le Duc cette fois-ci. L’éliminer était indispensable afin de pouvoir libérer les mages Hauts-Elfes du poids de la mage de Tzeensh. Les flèches filèrent vers le démon majeur, accompagnées par les traits des balistes. L’air crépita autour du monstre et la plupart des projectiles furent déviés ou détruits avant même de pouvoir l’atteindre. Du coin de l’œil, Edrond vit les nobles princes de Calédor se mettre en marche au son du cor. Les puissantes montures allèrent de vitesse croissante vers leurs ennemis désignés, une troupe de guerriers du chaos portant la marque des dieux sombres. Au centre du régiment se tenait la grande bannière de l’armée. Les orgueilleux Princes Dragons voulaient prouver leur valeur à leurs Frères.
Mais pourraient-ils vaincre seuls ? Il valait mieux s’en assurer. L’œil de faucon montra les guerriers du Chaos et les archers prirent tous une nouvelle flèche. Edrond n’avait plus peur. L’ivresse du combat avait remplacé la fébrilité du début de la bataille. Il fallait vaincre. Le Chaos ne réussirait pas ce que les infâmes Druchii n’avaient pu faire jusqu’aujourd’hui. Le Chaos ne détruirait pas Ulthuan.
Tout à coup, il n’y eut plus de cible. Tous les ennemis étaient engagés et malgré leurs talents les jeunes Elfes ne pouvaient tirer sans risquer de touchers leurs Frères. Ils étaient condamnés à regarder la bataille du haut de leur colline, sans rien pouvoir y changer.
Soudain, un cor retentit dans les collines environnantes. Ce n’était pas un cor d’Elfe. Le son venait d’un groupe de Bestigors dont le meneur, un gigantesque Gor, soufflait à plein poumon dans son instrument. Aussitôt, les ordres fusèrent. L’œil de faucon hurla à ses guerriers de tuer le monstre. Les flèches et les traits de baliste volèrent vers leur cible, mais la plupart tuèrent des Bestigors et les autres ne déconcentrèrent pas le sonneur.
Puis des cris et des hurlements d firent entendre. Tous les archers se retournèrent comme un seul Elfe et Edrond vit de nouvelles hardes, ainsi que des chiens approcher. Les bêtes avaient contourner le combat afin de les prendre à revers au signal de leur maître. Edrond n’aurait jamais imaginé une telle tactique de la part de ces bêtes. Un nouvel ordre et les flèches partirent de nouveau vers les Gors. Malheureusement, ces monstres étaient rapides et furent bientôt assez proches des Elfes pour les charger.
Edrond sentit la peur revenir. Il ne pensait pas, depuis sa colline, pouvoir être attaqué, mais à présent le corps à corps semblait être imminent. Une bande de chiens courrait vers eux. Les archers lâchèrent une dernière volée avant de sortir leurs épées. En grognant, les chiens se jetèrent sur les Elfes. Edrond frappa, mais le canidé esquiva le coup avant d’attaquer. Fou de terreur, le jeune archer sentit les mâchoires se refermer sur sa gorge.
Puis tout devint noir. |
|  | | lydhrynn Dieu

Age : 14 Inscrit le : 30 Mar 2007 Messages : 2355 Localisation : Là où il y a de la verdure
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Dim 6 Juil - 11:19 | |
| Je viens de lire le 1er... J'le crois pas, c'est exactement pareil pour moi Lors de ces moments, je me demande ce que je dirai si je mettais ce que je ressens par écrit, et je crois que ça donnerais ça (en moins bien écrit). J'ai alluciné, ça représente vraiment ce que je pense...
| Citation: | | Et voilà qu’un visage s’impose à moi. |
Ca, c'est affreux, j'ai un remède ; je sors un bouquin, ou alors je fais des pompes (comme je suis fatigué et je m'endors plus facilement).
Super texte. Je vais lire le 2e. _________________

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|  | | b3l3t Dieu

Age : 20 Inscrit le : 02 Déc 2006 Messages : 3548 Localisation : Aix en Provence, au CRNA-SE pour ceux à qui ça parle^^
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Dim 6 Juil - 18:22 | |
| C'est toujours aussi rythmé, le format des paragraphes est top pour saisir les actions d'un coup d'oeil, le dénouement est sympa (moi aussi j'aime bien tuer mes personnages à la fin, cf 2-3 trucs que j'ai posté ici il y a des lustres), bref, toujours que du bon! Et enfin un texte avec un protagoniste haut elfe qui éprouve des sensations humaines^^ _________________

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|  | | Niwel Seigneur

Age : 16 Inscrit le : 06 Aoû 2007 Messages : 868 Localisation : Nancy/Metz/Saarbrücken
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Sam 12 Juil - 20:34 | |
| Merci Bon, nouveau texte qui ressemble un peu au premier, pas original pour un sou, mais j'ai prit de plaisir à l'écrire et j'espère que vous en aurez autant à le lire.
Tout commença lors d’une belle nit d’été. La chaleur n’était pas excessive, de sorte que les habitants de la ville de D… dormaient sur leurs deux oreilles. La lune brillait dans le ciel et veillait sur les villageois. La forêt était calme, le vent ne venant pas troubler la quiétude du lieu. Le temps semblait s’être arrêté. Rien n’aurait du se passer cette nuit là.
Les gardes du château n’étaient pas les seuls à fuir le sommeil. Perdue dans son grand lit, les yeux grands ouverts, la jeune princesse Adeline regardait le plafond de sa chambre. Les pensées se bousculaient dans sa tête. Tout en elle se mélangeait et l’adolescente n’arrivait pas à trouver la paix. Tant de questions, et si peu de réponses.
Que pouvait-elle faire ? Que devait-elle faire ? Ecouter son père où écouter son cœur ? Obéir à celui qui avait fait d’elle ce qu’elle était, ou fuir ce qui lui semblait être sa destinée ? Elle avait pourtant tout pour elle : de taille moyenne, la jeune femme était fine et ses cheveux châtains encadraient un visage décrit par beaucoup comme le plus beau du pays. Si sa beauté suffisait pour que les fils de paysans se retournent sur son passage, ce n’était pas tout : travailleuse, Adeline forçait l’admiration de ses précepteurs, de l’historien au maître d’armes.
Mais tout cela avait un prix : il y avait quelques jours, le fils d’un Comte bien en vue du Roi avait demandé sa main. Il n’avait fallu qu’une heure de négociations entre les deux pères pour que l’affaire soit entendue et le mariage arrangé, pour le plus grand malheur d’Adeline. Certes, le Comte n’était pas désagréable à regarder, mais sa suffisance et son arrogance agaçaient l’adolescente.
Adeline cligna des yeux et deux perles salées tombèrent de ses cils noirs, lui brouillant ainsi la vue. Il lui fallait prendre une décision cette nuit, elle le savait, mais tous les choix lui paraissaient mauvais. Rester et accepter son destin semblait être la meilleure, ou plutôt la moins pire des solutions : elle vivrait ainsi dans la richesse, et si chaque nuit elle devrait se soumettre aux envies de son époux, ce serait un moindre mal.
La princesse fronça les sourcils dans les ténèbres de sa chambre. A quoi pensait-elle ? N’avait-elle pas laissé assez longtemps les autres décider pour elle ? A bien y réfléchir, elle avait besoin de changement. Elle voulait découvrir les forêts du Royaume, et même celles des autres pays ! La jeune femme doutait que ces moments lui soient donnés si elle épousait le Comte.
Toujours indécise, l’adolescente se leva. Peut être l’air frais l’aiderait-il à faire un choix. Doucement, elle ouvrit la porte de sa chambre et sortit. Ses pieds nus sur la pierre froide ne faisaient aucun bruit et seul le bruissement de sa robe blanche venait troubler le silence. De temps à autre, elle croisait une garde qui la saluait avec respect, sans s’étonner de la sortie nocturne de la princesse.
Une fois dehors, Adeline fit quelques pas, puis inspira un grand coup. L’air froid pénétra dans les poumons de la jeune femme qui se surprit à sourire. Elle regarda le ciel parsemé d’étoiles. Que c’était beau. C’est à ce moment que son choix fut fait : elle partirait. Mais il fallait se dépêcher : la date fatidique approchait et les premiers invités seraient bientôt là, il serait alors impossible de quitter le château.
Partir maintenant alors ? La jeune femme était un peu effrayée, mais c’était là sa seule solution. Comment ? Les portes de la forteresse étaient fermées pour la nuit…il fallait soudoyer les gardes ! Un curieux sourire sur les lèvres, Adeline remonta dans sa chambre. Elle en redescendit quelques minutes plus tard, le corps enveloppé dans un manteau noir, la tête dissimulée par un capuchon. Elle tenait à la main une bourse bien remplie, mais qui ne tarderait pas à s’alléger.
La princesse fit un détour par la salle d’armes où elle récupéra un arc, des flèches et une épée, puis elle se dirigea vers l’écurie afin de prendre sa jument, Analis. Elle réapparut sur le dos de l’animal, prête au départ. La jeune femme hésita encore un instant. Etait-ce vraiment le bon choix ? De toute façon, il était trop tard pour reculer.
Quand elle arriva au poste de garde, deux soldats s’avancèrent. La princesse leur tandis à chacun une petite bourse et ils consentirent à ouvrir les portes. Adeline fit faire quelques pas à sa jument, puis se retourna pour contempler une dernière fois le château de son père. Enfin, elle talonna Analis et disparut dans la nuit. |
|  | | Lanfeust0 Seigneur

Age : 20 Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 533
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Dim 13 Juil - 0:18 | |
| Dsl je n'ai eu le temps de lire que le second qui est pas mal du tout et surtout sans pbm génant!
Par contre au tout début du troisieme texte:
Perdue dans son GRAND lit, les yeux GRAND ouvert... Répétition maladroite!
Je lis la suite bientot car c'est un plaisir! |
|  | | Niwel Seigneur

Age : 16 Inscrit le : 06 Aoû 2007 Messages : 868 Localisation : Nancy/Metz/Saarbrücken
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Mar 15 Juil - 18:44 | |
| | Citation: | Perdue dans son GRAND lit, les yeux GRAND ouvert... Répétition maladroite!
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Ben à la base c'était faitr exprès c'est si moche que ça?
Bon, faut vraiment que je corrige la première moi.
Edit Niwel: voilà qui est fait. |
|  | | Big Bubba Émissaire de Gork


Age : 27 Inscrit le : 19 Aoû 2005 Messages : 8360 Localisation : Québec, Canada
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Mar 15 Juil - 19:13 | |
| Moi ça ne m'a pas dérangé... Au contraire, ça me donnait l'impression que la princesse se sentait perdue dans son entourage, pas à sa place, un truc du genre quoi ^^ _________________
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|  | | b3l3t Dieu

Age : 20 Inscrit le : 02 Déc 2006 Messages : 3548 Localisation : Aix en Provence, au CRNA-SE pour ceux à qui ça parle^^
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Mer 16 Juil - 10:52 | |
| Très sympa! Classique mais comme on les aime  _________________

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|  | | Niwel Seigneur

Age : 16 Inscrit le : 06 Aoû 2007 Messages : 868 Localisation : Nancy/Metz/Saarbrücken
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Ven 25 Juil - 17:05 | |
| Je ne suis qu'à moitié satisfaite de celui là, je l'avais imaginé autrement avant de l'écrire, mais enfin, je vous laisse découvrir.
Le pluie tombait...
La pluie tombait sur la belle Ulthuan, comme pour laver la terre elfique du sang des morts. La bataille avait commencé depuis plusieurs heures : une fois de plus, les Orques assiégeaient Ulthuan. Une fois de plus, les Hauts-Elfes devaient défendre leur île contre l’envahisseur.
Il avait fallut toute la vigilance des Aigles pour que la horde verte, certainement guidée par les sombres dieux du Chaos, soit repérée. Par bonheur, une patrouille se trouvait non loin du lieu de débarquement des Orques. Autre preuve qu’Asuryan veillait sur ses enfants, l’armée elfique avait été rejointe par un mage et son escorte de Maîtres des Epées de Hoet, de passage dans la région.
La situation était tout de même critique pour les Hauts-Elfes : le nombre et la force physique des Orques avaient eu raison de l’habileté des natifs d’Ulthuan. Seuls résistaient encore les Maîtres des Epées, les Heaumes d’argent accompagnant le chef de la patrouille, et les insaisissables patrouilleurs d’Ellyrion. Les lanciers et les archers avaient été massacrés.
Une lueur dorée apparut à l’autre bout de la plaine : le soleil couchant éclairait à présent une trentaine d’Elfes en armure d’or, hallebarde à la main. Une unité de la Garde Phénix était arrivée sur le champ de bataille. Le son sinistre du tambour des guerriers d’Asuryan s’éleva, tandis que les gardes avançaient lentement vers l’ennemi.
D’un cri guttural, le général Orque noir envoya une quarantaine de ses soldats à la rencontre du nouvel ennemi. Sans un mot, ces derniers baissèrent leur hallebarde pour recevoir la charge. Les chevaucheurs de sangliers furent les premier au contact, mais ils se firent étriper avant que le régiment de Kostos n’ait pu arriver. Les Gardes Phénix reprirent leur marche silencieuse.
Alors que le soleil avait presque disparu, les derniers Elfes avaient repris espoir. Les Maîtres des Epées se dégagèrent enfin, et les Heaumes d’Argent lancèrent une nouvelle charge, appuyés par les flèches des archers d’Ellyrion.
De leur côté, les Gardes Phénix combattaient encore les Kostos dans une violent corps à corps. S’ils ne possédaient pas la rapidité et la dextérité des Hauts-Elfes, leur force de frappe avait déjà abattu deux soldats d’Asuryan. Les coups des peaux vertes étaient souvent contrés par les hallebardes des Asurs, mais ceux ci ne pouvaient malheureusement pas riposter à cause du poids de leurs armes.
Un cor retentit sur la droite des gardes alors que les lances des patrouilleurs ellyriens s’enfonçaient dans le régiment de Kostos. Surpris par cette charge, les Orques tournèrent les talons et furent prestement massacrés dans leur fuite par les jeunes cavaliers.
Sans un mot, le champion de la Garde Phénix désigna le régiment d’Orques Noirs. Il déglutit, avant de se mettre en marche. Il savait. Tous savaient. Les 25 Elfes savaient que ce serait là leur dernier combat, mais ils savaient aussi que c’était là le seul moyen de chasser l’envahisseur d’Ulthuan.
Lentement, au son du tambour, la Garde Phénix avançait. Les Orques attendaient, immobiles. Leur général voulait visiblement attendre d’être à portée de charge avant d’ordonner le moindre mouvement. Lorsque les deux régiments ne furent plus séparés que par une dizaine de mètres, le chef Peau Verte poussa un énorme rugissement et se mit à courir. Les Hauts-Elfes s’étaient arrêtés et étaient prêts à recevoir l’impact, l’arme pointée vers l’ennemi.
S’ils ne disaient rien, les Gardes Phénix n’en pensaient pas moins. Tous savaient qu’ils passaient leur derniers moments dans le monde des vivants. Bientôt, ce serait la mort. Ils rejoindraient leurs Frères tombés aujourd’hui et depuis des milliers d’année. Tous étaient tendus. Etait-ce ainsi, enfants, qu’ils auraient voulu finir leur vie ? Sans avoir connu l’amour et la paix ? En écho aux pensées de ses guerriers, le Gardien de la Flamme trouva la réponse : Oui. Ils avaient choisit leur destin en en connaissant les implications et tous ceux qui étaient sur le champ de bataille à présent savaient qu’ils ne reverraient jamais Lothern.
Le choc fut rude : la première ligne Orque fut accueillie par les hallebardes, mais à lui seul, le général Orque Noir avait déjà défait quatre gardes. Le champion de l’unité s’avança, des flammes dans le regard. Avec toute son habileté, il donna une fantastique estocade à son vis à vis, qui para le coup sans difficulté. La riposte fut impressionnante de puissance et de vitesse, mais à son grand étonnement, l’Orque vit son coup détourné par l’armure de l’Elfe.
Les guerriers d’Asuryan en étaient conscients : ils ne tiendraient pas longtemps. Il leur fallait seulement occuper ce régiment pendant que le reste de l’armée tombait sous les coups des autres unités elfiques. Ulthuan serait bientôt débarrassée de ses envahisseurs, c’était tout ce qui comptait. |
|  | | Lanfeust0 Seigneur

Age : 20 Inscrit le : 07 Sep 2007 Messages : 533
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Sam 26 Juil - 0:56 | |
| Désolé, ça fait lgtps que je n'étais pas passé voir ici! Par contre comme j'aime bien ce que tu fais, attend toi a subir mes critiques et pointage du doigt ^^! En esperant etre constructif et util bien sur! Bref passons aux choses serieuse!
Pour la répétition de grand, par "principe" pour que sa marche il faut trois occurences du mot (ici grand) sa évite les confusions comme la mienne qui prend une figure de style pour une maladresse!
Pour ton dernier texte: -a par qques fautes (mais qui suis-je pour les souligner) et le 25 en chiffre j'ai relevé:
| Citation: | | "Une fois de plus, les Hauts-Elfes devaient défendre leur île contre l’envahisseur." |
A mon avis la phrase aurait plus d'impact si elle s'arretait a Ile, d'une part car le nombre de syllabe se raprocherait plus de la phrase précédente, renforcant la répétition de forme et le coté las que sa apporte, d'autre part car on sait qu'ils se défende de l'envahisseur et dans ce sens sa fait elfe de ne pas répéter et de couper la phrase assez tot!
| Citation: | | "Les Orques attendaient, immobiles. Leur général voulait visiblement attendre" | répétition du verbe attendre...un rien domage
| Citation: | | "Les Hauts-Elfes s’étaient arrêtés et étaient prêts à recevoir l’impact, l’arme pointée vers l’ennemi." |
Et si tu mets "les hauts-elfes, arretés, étaient...." sa parait un peu mieux et sa renforce le coté immobile puisque "arreté est entre deux virgules
| Citation: | | "S’ils ne disaient rien, les Gardes Phénix n’en pensaient pas moins" |
j'aime bien l'idée d'exploité la pensée des gardes phénix malgre leur coté misterieux mais je suis pas fan de cette phrase...
| Citation: | | "en en connaissant les implications " |
remplacé par: "en connaisant ses implications" sa sonne un peu mieu? suivit d'un point et de la suite de la phrase reprenant au "Et" normalement sans majuscule
Pour les bons coté,s il y a entre autres, le rythme qui bouge bien surtout quand le combat final a lieu et que tonr écit gagne en vitesse et force! Le coté des gardes phénix qui pensent est bienvenue!
Le styles est tres sympa et va bien avec le texte!
Bref j'aime bcp dc je souleve les tout petit graviers qui me genent ^^! Et peut etre en en loupant certains, importants pour en souligner des incongrus ^^!
J'espere que sa va t'aider et pas te saouler!
L |
|  | | b3l3t Dieu

Age : 20 Inscrit le : 02 Déc 2006 Messages : 3548 Localisation : Aix en Provence, au CRNA-SE pour ceux à qui ça parle^^
 | Sujet: Re: Le bazard à Niwel Sam 26 Juil - 9:17 | |
| Juste un petit truc qui me chagrine : le général orque noir qui fait attendre son unité avant de charger, c'est pas très background ça
Les orques guidés par les dieux du Chaos c'est un peu strange aussi...
En revanche, je suis toujours aussi fan du rythme soutenu et des phrases percutantes! Continue comme ça! _________________

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