| | Livre Un_chapitre un;, première partie | |
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Archicon Invité

| Sujet: Livre Un_chapitre un;, première partie Dim 16 Oct - 11:46 | |
| Donc un livre n'yaant rien a voir avec battle, si Yeurl le relit et si tu te souviens un peu de ces passages que tu as lu, tu verras quelques changements subitls. C'est long....
CHAPITRE UN ROYAUME DE QUATRE DRAGONS COUR DU ROI ULYSSE
Ce jour-là était jour de fête. Tout le Royaume de Quatre Dragons était en liesse. Les habitants fêtaient le cinquantième anniversaire du Roi, et par la même occasion, ses trente ans de règne. Dans le château du Roi, chacun s’affairait aux derniers préparatifs de la grande fête qui allait débuter dans quelques heures. Les fantassins écartaient la foule de paysans qui s’amassait autour du Palais, tandis que les hérauts annonçaient l’arrivée des nobles, comtes, archiducs, des riches bourgeois et riches commerçants, des hautes personnalités, tous invités pour cette occasion par le Roi en personne. Une centaine de personnes avaient été invitées avec les membres de leur famille, ce qui signifiait au bas mot plus de deux cent personnes. Toutes allaient se réunir dans la Cour du château, heureusement très vaste. Les servants et servantes, domestiques et valets, serveurs et serveuses, quelque soit le nom qu’on leur donnait, étaient chargés de mettre en place les tables de banquet, les chaises, les bancs, tandis que les cuisiniers préparaient le plus grand festin que le pays n’ait jamais connu. Les musiciens, arrivés deux jours plus tôt préparaient, avec l’aide d’ouvriers, l’estrade où ils joueraient. Tambours, trompettes, violons, harpes, lyres étaient déjà posés près d’élégants fauteuils recouverts de cuir noir. La cour était circulaire, entourée d’immenses jardins à la végétation luxuriante, plantés de toutes sortes d’arbres et de buissons. Des fleurs en abondance parfumaient l’air de senteurs douces et subtiles. Des sentiers serpentaient au travers des jardins, laissant entrevoir de ci, de là, au travers des frondaisons, de superbes sculptures en marbre représentant des scènes mythologiques. Le silence n’était troublé que par le doux murmure de l’eau cascadant des fontaines. Au nord de ce jardin et de la cour, se dressait le Palais dont la façade éclatait de blancheur. La porte, ornée de motifs en reliefs représentant des scènes de chasse, était encadrée de deux statues imposantes, représentant des Héros de l’Epoque Ancienne. L’un, vêtu d’une cotte de mailles sur laquelle se détachait un pendentif, portait une épée à la ceinture et tenait un javelot et un bouclier rectangulaire. L’autre, revêtu d’une armure, tenait son épée fermement à deux mains. Les deux Héros portaient un heaume, l’un en forme d’Aigle, l’autre en forme de Chacal. La fête ne devait commencer que dans quelques heures. Mais déjà, une foule d’invités se pressait dans la cour. De petits groupes s’étaient formés, devisant aimablement. Quelques généraux avaient été invités, des amiraux également. Mais ils étaient peu nombreux au milieu de cette somptueuse foule, composée des plus hauts personnages du Royaume. Les hommes comme les femmes avaient revêtu leurs plus beaux atours, des vêtements de velours et de soie, des capes joliment brodées d’or. Les coiffures rivalisaient d’ingéniosité. Un maquillage raffiné mettait en valeur les yeux, les joues et la bouche des femmes. Elles portaient leurs plus précieux bijoux, bagues, colliers, diadèmes. Des robes moulantes, épousant parfaitement les rondeurs, mettaient en valeur le corps des plus belles et des plus jeunes d’entre elles. Les hommes, quant à eux, arboraient fièrement leur épée et leur blason. Tous souriaient, plus ou moins poliment, selon leur humeur, mais plus souvent à cause de leur divergence politique. Les bannières des grands personnages, suspendues entre les arbres la bordant, flottaient tout au long de l’avenue principale aux dalles polies qui menait au Palais. Là, la foule se pressait, compacte, contenue par une barrière en bois et contrôlée par des hallebardiers en armures noires et argentées. L’élégante artère très commerçante, où se succédaient bijouteries, armureries, boutiques de vêtements, magasins de meubles, banques, hôtels, casinos, antiquaires et marchands d’arts, … était également bordée de quelques richissimes villas réservées aux personnages les plus influents. On y trouvait aussi les plus éminentes maisons de Magies, les plus grandes bibliothèques, les collèges les plus cotés et les universités les plus prestigieuses. Une lueur malicieuse dans le regard, le Roi, du haut de son balcon, quatre étages au-dessus de la Cour, regardait l’avenue avec fierté. Pas besoin de sa longue-vue posée près de lui pour voir que la plupart des habitants étaient ravis. Il entendait les cris de joie et les clameurs et cela lui suffisait amplement. A vrai dire, il n’avait pas très envie de descendre discuter avec les invités, pas plus qu’il n’avait envie de faire la fête, mais cela faisait partie de ses obligations. Sa femme et ses filles avaient insisté pour que cette fête soit la plus merveilleuse possible. Il n’avait pas l’intention de les peiner en refusant d’y participer. Mais que personne n’exige de lui un long discours ! Il n’en était pas question ! Le Roi se mordit la langue. Un terrible pressentiment l’envahit et un frisson glacial lui parcourut l’échine. Il se détourna du panorama et rentra dans sa chambre. Sur le lit, sa femme allongée sur le flanc et reposant sur un coude, le regardait tendrement. Elle était déjà prête, il ne lui restait plus qu’à se coiffer et à mettre ses bijoux. Ulysse réprima son désir de se jeter sur elle, mais il se contint et se dirigea vers un grand miroir rectangulaire au cadre doré, sculpté de motifs végétaux entrelacés. Il se regarda un instant. Ses cheveux blancs tombaient sur ses épaules. Une barbe parfaitement bien coupée encadrait son visage. Il n’avait guère de rides. Pourtant, ses yeux bleus trahissaient une certaine lassitude. Il les frotta puis se détourna du miroir pour se diriger vers une armoire qu’il ouvrit. Il hésita quelques instants avant de choisir ses vêtements. Il opta enfin pour une chemise blanche, un pantalon en velours noir et recouvrit le tout d’une tunique rouge. Puis il passa une ceinture et enfin, prit son épée qu’il rangea dans son fourreau à la hanche gauche. Il retourna près du miroir, se regarda et se dit qu’il ne ferait pas plus d’efforts. C’était largement suffisant ! - Parfait, susurra la voix de sa femme dans son dos. Le Roi sourit puis se tourna vers elle. Elle s’était levée. Sa longue robe verte moulait sensuellement ses formes. Elle aimait bien jouer à ce jeu de séduction avec les hommes, sans pour autant leur offrir quoique ce soit en échange. Ses longs cheveux blonds, remontés en chignon orné d’un diadème, laissaient échapper quelques mèches sur sa nuque. Une ceinture en or, ornée de rubis, diamants et saphirs soulignait agréablement sa taille. Elle portait également un magnifique collier de perles à trois rangs, plusieurs bracelets en or et, en plus de son alliance, trois bagues enchâssées de diamants. - Il ne faut pas trop m’en demander, grommela le Roi en lissant sa tunique. Sa femme hocha la tête. -Effectivement, mais il faut faire bonne impression sur le peuple, mon Seigneur… Elle avait couvert ses lèvres d’un rouge très voyant et maquillé ses paupières d’un violet dégradé. Ses yeux, d’un vert profond assortis à sa robe, brillaient sous de longs cils sauvagement recourbés. Elle était tout simplement sublime. Une fois de plus, les invités allaient la jalouser… les hommes aussi bien que les femmes. -Daphné et Févriel sont-elles prêtes ? Demanda Ulysse. Son épouse haussa les épaules et regarda le Roi droit dans les yeux. -Aucune idée…elles non plus n’aiment pas trop se montrer…surtout Daphné…mais…encore une fois, elles auront bon nombre de soupirants…qui se feront éconduire. - Pour ne pas changer, soupira Ulysse. Il faudra tout de même qu’elles trouvent un mari ! Ce ne sont pourtant pas les hommes qui manquent ici ! -Tu sais bien que Daphné est trop timide pour se trouver un amant…Quant à Févriel…et bien, c’est une mangeuse d’hommes invétérée mais elle n’a jamais trouvé chaussure à son pied ! -Quelle comparaison, fit narquoisement le Roi. Tu compares les hommes à des chaussures ? Je serais donc une chaussure ?… Il fit semblant d’être perplexe. Sa femme émit un petit rire, puis se dirigea vers lui. Elle lui caressa amoureusement le visage avant de l’embrasser. -Peut-être pas tous, je dois reconnaître, murmura t-elle sensuellement.
A quelques mètres de là, d’autres personnes vaquaient à leurs occupations. La fille du Roi était entourée d’une dizaine de domestiques qui s’affairaient dans sa chambre, lui présentant diverses robes de toutes les couleurs, lui proposant des bijoux, des ceintures, des pots de maquillages. Daphné savait qu’elle devait se préparer pour la fête. Mais elle ne se pressait pas car cette perspective ne l’enchantait guère, contrairement à sa sœur. En réalité, cette dernière n’était pas plus pressée qu’elle de participer à la liesse. La seule chose qui l’intéressait était de trouver un ou plusieurs amants d’une nuit. Là où Févriel avait de l’expérience, Daphné n’était encore qu’une jeune pucelle. Une lueur triste dans ses yeux verts aux reflets mordorés, elle choisit une robe rouge qu’elle enfila. Elle se regarda dans le miroir : elle tressaillit en voyant que la robe particulièrement moulante épousait ses formes à merveille. Elle pinça ses lèvres fines et sensuelles mais, finalement, décida qu’elle la garderait. Elle n’avait pas envie d’en chercher une autre. Elle fit, de la tête, un signe d’assentiment à sa domestique et meilleure amie. Aussitôt, la servante apporta une ceinture en or et la passa autour de la taille de la princesse, avant de la boucler. Puis elle apporta dans un coffret deux boucles d’oreilles en or que Daphné enfila avec délicatesse. Pendant ce temps, une servante lissait dans son dos, les longs cheveux plus dorés que blonds de la jeune femme, étincelants sous la lumière des lampes et des lustres. Ils ondulaient jusqu’à ses reins, mais, dans sa modestie, n’en tirait aucune fierté. Une troisième domestique s’approcha des pots, mais une main ferme l’empêcha d’en prendre un. Surprise, elle tourna la tête vers sa maîtresse. Mais le sourire de Daphné la rassura. -Je ne me maquillerai pas… -Bien, Majesté, répliqua la servante en battant en retraite. Daphné sourit alors que sa meilleure amie congédiait la coiffeuse. Dans le reflet de son miroir, elle vit son amie sourire par-dessus son épaule. -Vous avez raison, Majesté, même sans maquillage, vous êtes magnifique. -Merci Aliénor… veux-tu choisir les bijoux, s’il te plaît ? Aliénor inclina légèrement la tête et se tourna vers une commode. D’un tiroir, elle sortit plusieurs coffrets dont elle retira la partie supérieure. Elle examina les joyaux, hésita quelques instants puis apporta plusieurs bagues et bracelets à Daphné qui les enfila distraitement. Enfin, la domestique lui apporta un collier de perles et un diadème couvert de diamants dont elle ceignit le front de la princesse. Celle-ci se regarda longuement et pensivement dans le miroir. Puis, elle se leva de sa chaise et, se détournant du miroir ovale, fit face à son amie. -Magnifique, vous allez encore faire des envieux…pensez à trouver un compagnon ce soir… -Févriel en trouvera certainement…moi, je ne suis pas prête. Et pas pressée, ajouta-elle mentalement. -Vous n’êtes pas sûre de vous, princesse. La princesse haussa les épaules. -Allons voir où en est ma sœur. Aliénor hocha la tête et suivit sa maîtresse dans les couloirs du Palais, jusqu’à la porte de la chambre de Févriel. Daphné toqua plusieurs fois avant qu’une servante ne daigne ouvrir, et fasse entrer les deux compagnes. Elle les conduisit jusqu’à la chambre de Févriel. Celle-ci était en train d’enfiler un collier. Daphné en profita pour regarder la robe bleue aussi moulante que la sienne, les longs cheveux roux attachés en chignon, les boucles d’oreilles en argent et la ceinture en or de sa sœur. Quand elle eut fini, Févriel se tourna vers Daphné, un large sourire aux lèvres. -Le jour rêvé pour dénicher des amants en pagaille, annonça t-elle. Ses yeux bleus se fixèrent sur ceux de Daphné qui soutint son regard dans un haussement d’épaules. -Tu fais ce que tu veux…Bon, et si nous allions voir où en sont nos chers parents… ? Févriel hocha la tête et Daphné prit congé d’Aliénor. Les deux sœurs se dirigèrent vers la chambre de leurs parents. |
|  | | Archicon Invité

| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Dim 16 Oct - 11:47 | |
| Fin du chpaitre un; Yeurl, c'est chiant qu'il y ait un nombre maximum de caractères....dommage que ce ne soit pas illimité
A vingt trois heures juste, en même temps que les grandes horloges du Palais, les cloches de toutes les églises de la capitale se mirent à carillonner joyeusement. Tous attendaient maintenant l’apparition du Roi et de sa famille par la grande porte du Palais donnant sur la cour. Celle-ci finit par s’ouvrir sur deux hallebardiers. Enfin, la famille royale fit son apparition sous un tonnerre d’applaudissements et de cris. Avec une lenteur étudiée et empreinte de dignité, elle descendit les escaliers en marbre blanc. Elle se retrouva bientôt cernée de nobles, de riches, de marchands. Chacun voulait être le premier à féliciter le Roi. Ce dernier dissimulait son peu d’enthousiasme sous un masque de gaîté. Sa femme était radieuse et se déhanchait avec une grâce toute féminine. Févriel promenait sur les jeunes hommes des regards langoureux qui en disaient long. Daphné, rouge de timidité et très mal à l’aise, éprouva une nausée devant cette foule immense. L’air commençait à lui manquer. Elle étouffait. Elle finit cependant peu à peu par s’y habituer. Malgré tout, on lisait, dans ses yeux de chat sauvage qui se posaient tour à tour sur ses parents et sur sa sœur, un questionnement inquiet : comment pouvaient-ils être aussi à l’aise ? Elle évita avec soin des mains baladeuses et ignora les commentaires flatteurs à son sujet. Elle entendit même, sur son passage, des chuchotements des plus ignobles qui la firent rougir. Elle chercha des yeux un coin plus calme. Les musiciens commencèrent leur première chanson, une chanson douce, lente et sensuelle. Très vite, plusieurs couples se formèrent. Des servants et servantes circulaient au milieu de la foule, proposant, sur des plateaux, des boissons aux invités. Daphné tourna à nouveau son regard vers sa famille : son père, un verre en main, discutait avec plusieurs marchands et un duc, Févriel dansait avec un beau jeune homme fougueux et sa mère discutait d’une voix mielleuse avec deux autres marchands. Daphné repoussa tour à tour les avances d’un homme d’âge mûr et celles d’un jeune homme. Elle se dirigea lentement vers les musiciens sentant se poser sur elle des regards pleins de désir. Un malaise la submergea. Elle s’assit alors sur un banc, à l’abri des regards. Plus personne ne faisait attention à elle. Du moins le croyait-elle. Elle resta là longtemps, un temps qui lui parut une éternité.
Deux heures plus tard, quatre Hérauts annoncèrent qu’il était l’heure de passer à table. Après l’avoir cherchée un bon moment, un valet en livrée noire et blanche la trouva enfin et la conduisit vers la table où il lui indiqua sa place, entre sa mère et un jeune homme. Elle soupira et prit place, face à sa sœur qu’encadraient un duc et une comtesse et non loin de son père, assis à l’extrémité de la table. A la lumière des chandeliers disposés ça et là, la vaisselle d’un luxe inouï brillait de tous ses feux et les verres en cristal de tout leur éclat. Le vin ne manquait pas et les plats, plus copieux les uns que les autres, se succédaient, apportés par des domestiques. Le repas se termina à cinq heures du matin. La fatigue commençait à gagner les convives, mais les musiciens continuaient de jouer, et une nouvelle danse débuta. Daphné se leva et se promena autour de la cour. Un mal de tête la gagna et elle s’effondra sur une chaise. Des hommes l’invitèrent de nouveau à danser. Mais elle opposa chaque fois un refus poli. Certains se faisaient insistants mais, à l’approche d’un garde qui veillait à la sécurité de la famille royal, finirent par battre en retraite. Elle tourna la tête vers la porte extérieure de la cour qui venait de s’ouvrir sur un officier. Il portait une tunique bleue foncée sur une armure argentée et un pantalon noir. Une épée battait son flanc gauche. L’homme paraissait soucieux. Il était même assez pâle. Daphné le reconnut immédiatement. Il avançait précipitamment au milieu de la foule, cherchant le Roi des yeux. Il le trouva bientôt en grande discussion avec des invités. Il l’attira à l’écart et se pencha à son oreille. -Un messager vient d’arriver en provenance du Royaume de Pandémonium, Seigneur. Il apporte de très mauvaises nouvelles. -Faites-le entrer…c’est un de nos hommes ou un de Pandémonium ? -Pandémonium, Sire… -Qu’il vienne… L’officier s’inclina et disparut. Le Roi perplexe tourna son regard vers sa femme qui dansait avec un archiduc, puis vers Févriel qui embrassait un jeune homme. Enfin, il chercha des yeux Daphné. Il ne la vit pas danser, pas plus qu’elle n’était à la table. Un instant ses tripes se serrèrent. Il finit par l’apercevoir, assise sur une chaise, et soupira. Daphné se demanda un instant ce que l’officier avait pu dire de si important à son père. Elle croisa le regard du Roi et y lut de l’anxiété. Elle se tourna de nouveau vers la porte qui s’ouvrit. Personne n’y faisait vraiment attention. Le capitaine réapparut, suivi d’un homme au visage un peu pâle, aux yeux marron et aux cheveux bruns, coupés courts. Il hésitait visiblement, mais suivit l’officier, un rouleau de parchemin dans la main. Il portait un pantalon bleu marine, des bottes en cuir noir et une armure noire également, au milieu de laquelle scintillait, en relief, une fleur de lys en or. Etrangement, son épée pendait dans son dos et non contre son flanc. Un instant elle croisa les yeux de l’homme et elle frissonna. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Un moment, elle crut défaillir mais il n’en fut rien. Elle suivit du regard l’homme qui se dirigeait vers le Roi. Le Roi aperçut le jeune homme. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres. C’était le genre d’homme capable d’obéir, même contre son gré, à un ordre. Il tenait un parchemin à la main gauche. Le capitaine et le soldat s’arrêtèrent en face de lui. -Seigneur, voici le caporal Parker, qui vous apporte une missive. -Messager ? Demanda doucement le Roi au jeune homme qui hocha négativement la tête. -Chevalier du 3eme Cercle. Le Roi haussa les épaules. Il prit le parchemin que lui tendait Parker et le déplia. Son sourire s’éteignit brusquement et la pâleur recouvrit son visage. Il leva enfin les yeux de la lettre et tendit le message à l’officier qui lut à son tour. Pendant ce temps, Ulysse dévisageait Parker. -Êtes vous au courant du contenu de la missive, caporal ? -Malheureusement oui, seigneur, et croyez-moi, je suis contre… -Bien sur, grommela le Roi en l’interrompant sèchement. Si le Roi Astrolé veut nous attaquer, qu’à cela ne tienne, mais il commet la plus grosse erreur de sa vie. -Je le sais, répondit le caporal en transpirant. -Pour l’heure, c’est la fête, profites-en…repars quand tu veux…demain, dans une semaine, mais avant le 8 février… -Vous êtes trop généreux, Seigneur, envers un homme qui vous apporte de mauvaises nouvelles, lança sèchement l’officier. Le Roi se tourna vers le capitaine qui avait replié la lettre. -Et alors ? Il n’y est pour rien… -Astrolé ne demande aucune réponse de votre part, Seigneur, reprit le caporal. Il vous attaquera quelle que soit votre réponse…inutile de tenter de parlementer… -C’est ce qu’il vous a dit ? Demanda Ulysse surpris. -Non, c’est moi qui, accidentellement, ai surpris ses propos. Il veut votre royaume, à n’importe quel prix. Si vous envoyez un messager ou un diplomate pour parlementer, il le fera torturer et le tuera…Par plaisir. -Merci de me prévenir caporal. Parker ne répondit rien. -Allez vous détendre, caporal, reprit le Roi. Capitaine, allez prévenir nos généraux et nos amiraux, à l’intérieur et à l’extérieur de cette enceinte ! Qu’ils pénètrent dans le Palais par la porte sud ! L’officier salua et disparut en courant. Déboussolé, le caporal regarda autour de lui. Les danseurs reprirent leur danse, et les autres invités leurs discussions. Un instant, le jeune homme se dit qu’il était dommage qu’il ait interrompu cette fête. Pas interrompu, gâché, se reprit-il. Il ne savait que faire. Il avait parcouru près de deux cents kilomètres et était épuisé. Il avisa un domestique et prit un verre au passage. Il avala quelques gorgées avant de se diriger, jouant presque des coudes, vers une chaise près de la porte d’entrée. Il s’y laissa brutalement tomber et ferma les yeux. Il ne souhaitait pas cela. Et pourtant, le Roi Astrolé lui avait enjoint de porter un message au Roi Ulysse. Un message de guerre. La paix était rompue, la guerre allait reprendre, après de quatre siècles et demi de paix. Les deux armées étaient de valeur largement inégale. Ce serait donc un véritable carnage, un vrai massacre ! Parker ouvrit les yeux. Une femme le regarda, les yeux écarquillés. Elle avait l’air surprise, mais, mis à part le Roi et l’officier, personne ici ne savait d’où il venait. Heureusement, sinon il se serait fait lyncher. Il sourit à cette idée et balaya la foule du regard. Un instant il croisa le regard d’or d’une jeune fille en robe rouge mais détourna aussitôt le sien. Il acheva son verre et le posa sur une table pleine de plats, de verres, de couverts que des domestiques débarrassaient aussi vite que possible. C’était la première fois qu’il assistait à une fête. A Pandémonium, aucune fête n’était autorisée, sauf pour célébrer une victoire. Il voyait là pour la première fois quantité de vêtements somptueux, de bijoux magnifiques. Rien à voir avec les rares fêtes de Pandémonium. Seuls les soldats et les officiers avaient le droit de s’y amuser. Alcools et vins coulaient à flot. Mais aucune femme, que des prostituées ! Les vêtements ? Uniquement des armures … sombres. Quel contraste saisissant ! -Monsieur… ? Parker sursauta et se leva d’un bond. Il avisa alors la jeune femme en robe rouge, au visage rougissant de timidité, qui lui faisait face. Ses yeux verts et or le regardaient étrangement. Elle avait un visage rond, des yeux de félidé, et ses cheveux étaient d’or pur. -Madame ? Que puis-je pour vous ? La jeune femme hésita un instant. -J’aimerais savoir ce que vous avez dit à mon père pour qu’il parte aussi rapidement… Ainsi, cette jeune femme était la fille du Roi ? Parker sentit un frisson désagréable lui parcourir l’échine. Pourquoi lui mentirait-il ? Elle serait au courant bien assez tôt. Il lui raconta alors ce qu’il savait au sujet de la guerre qui n’allait pas tarder à éclater. Les yeux de la princesse s’embuèrent et elle blêmit. -Espèce de goujat ! Lança t-elle. Puis elle le gifla. C’était la première fois qu’elle insultait quelqu’un et,, plus encore qu’elle frappait. Elle sentit de la haine à l’égard de cet étranger porteur de mauvaises nouvelles. Elle lui tourna le dos et s’enfuit en courant. Pâle, le caporal sentit les regards se poser sur lui, des regards dédaigneux, pleins de fureur et de haine contenues Il décida d’aller se reposer. Il allait ouvrir la porte lorsqu’un domestique lui barra le chemin. -Le Roi aimerait que vous logiez ici, dit-il d’une voix neutre. Pourquoi ? Se demanda Parker. Il suivit néanmoins le domestique à travers la cour, puis à travers le dédale des couloirs du Palais, jusqu’à sa chambre. -Si vous avez besoin de quoi que ce soit, fit le domestique, sonnez ! Il désigna une cordelette près de la porte. Parker acquiesça de la tête, remercia et le domestique le laissa seul. Ne sachant que faire, il enleva son épée qu’il posa sur une chaise, retira son armure et visita sa chambre. Un tapis recouvrait le parquet, un lit rond occupait le centre de la pièce et une immense armoire faisait face à la fenêtre devant laquelle se trouvaient deux fauteuils en cuir et une table. Des étagères, recouvertes de livres précieux, couraient le long des murs. Il soupira et se laissa tomber sur le lit. Il sombra immédiatement dans un profond sommeil. |
|  | | Yeurl Invité

| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Dim 16 Oct - 14:38 | |
| Bon ben moi je la connaissais déjà. Et je redis que c'est très bien, ça serait cool que toute tes histoires sois comme ça !^^
PS : Ce n'est pas moi qui décide et c'est un peu énérvant ...^^ |
|  | | Theris Champion Suprême

Age : 17 Inscrit le : 23 Aoû 2005 Messages : 3216 Localisation : Mont funeste
| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Dim 16 Oct - 15:43 | |
| Il y a une suite a cette histoire? Est-ce que la Daphnée de cette histoire est la même que dans "les aventures de Daphnée"? Tu as vraiment des talents de conteur... _________________
 |
|  | | Yeurl Invité

| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Dim 16 Oct - 16:20 | |
| | Citation: | | Il y a une suite a cette histoire? |
Oui.
| Citation: | | Est-ce que la Daphnée de cette histoire est la même que dans "les aventures de Daphnée"? |
Oui.
^^ |
|  | | Archicon Invité

| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Dim 16 Oct - 16:25 | |
| Oui, il y a une suite. (c'est un bouqin de 1500pages^^sur word) et plus, je dois finir le tome4( que j'ai psa compris dans les 1500)
Non ce n'est pas la même, je m'attendais à cette question, désolé yeurl.
En effet, j'éai été fou amoureux d'une Daphné et j'emploi son nom n'importe où...Mes histoires, mes noms de persos dans les JDR (jeux vidéos et écrits) et même ma figurine.
Ceci dit, on peut aussi dire que c'est la même que la grande prophetesse, je m'en fiche....seulement, j'ai créer Daphné dans mon bouquin avant de la créer dans les nouvelles que j'ai écrites (prêtresses)....
Enfin, créer...j'ai juste reprit le nom.
Pour Févriel c'est un peu pareil....Sauf que févriel dans la vrai vie est la meilleure (était) de Daphné. Voila. |
|  | | Furial Altazar Dynaste de lignée Altazar aussi nommé mamie soupette

Inscrit le : 18 Aoû 2005 Messages : 682 Localisation : Naggaroth
| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Mar 18 Oct - 8:57 | |
| Ton histoire est très bien écrite, ton style me plaît beaucoup. Seule chose qui m'a parut être un anachronisme, c'est le grade de caporal, mais puisque c'est un univers fantastique... _________________ Tuez les tous Khaine reconnaîtra les siens.
 |
|  | | Archicon Invité

| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Mar 18 Oct - 10:18 | |
| C'est pas vrai, comme mon père^^^^^ Ne vous inquiétez pas, c'était prévu que je change...mais quand j'aurai relu tous mes chapitres....et avant de l'envoyer a l'éditeur.... Je pensais à sergent....qu'en pensez-vous? |
|  | | Arghaab Invité

| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Mar 18 Oct - 12:23 | |
| | et Parker, ça ne fait très moyen-ageux. |
|  | | Archicon Invité

| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Mar 18 Oct - 13:07 | |
| Ben alors tu connais ma répons esur msN....^^ J'aime bien ce nom. Je sais...et puis c'est du fantastique alors... |
|  | | Furial Altazar Dynaste de lignée Altazar aussi nommé mamie soupette

Inscrit le : 18 Aoû 2005 Messages : 682 Localisation : Naggaroth
| Sujet: Re: Livre Un_chapitre un;, première partie Sam 22 Oct - 21:40 | |
| Sergent!!! C'est pareil! Bon, admettons pour Parker que durant le Moyen-Age en Angleterre, il y avait bien des Parker... Mais le grade, ça ne va vraiment pas. Je ne sais pas, prévôt, quoique non, je n'ai pas d'idées mais bon...Si je trouve, je le dis0. _________________ Tuez les tous Khaine reconnaîtra les siens.
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|  | | | Livre Un_chapitre un;, première partie | |
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