Furial Altazar Dynaste de lignée Altazar aussi nommé mamie soupette

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| Sujet: Une autre nouvelle sans rapports avec les warhammers Jeu 8 Déc - 20:04 | |
| Le souffle du dragon
Jean guettait par la fenêtre, il le sentait, les monstres approchaient, le petit Jeannou du village d’à côté l’avait prévenu, ils allaient venir, mais Jean n’avait pas voulu s’enfuir. Maintenant, il attendait, devant la porte de sa petite chaumière, des gouttes perlaient sur son front. Il avait pris dans sa main une fourche pour se protéger, mais il savait bien que si les dragons l’attaquaient, il n’aurait aucune chance. Lui n’était qu’un pauvre paysan, il trouvait ça injuste cette punition, lui n’avait pourtant rien fait à Dieu pour mériter cela, il avait toujours été pieux, il priait tous les matins et tous les soirs, tous les dimanches il allait à la messe, et pourtant, il savait bien que ces bêtes assoiffées de sang ne feraient pas la différence. Au village de Saint Vénec, ils avaient tué tout le monde et brûlé le village, même l’église ! A Quéménéven, ils s’étaient montrés cléments, ils n’avaient fait « que » saccager les masures des pauvres paysans innocents comme lui. Et chaque jour, la liste s’allongeait, on pouvait égrainer de nombreux noms comme dans une litanie sans fin. D’ailleurs le colporteur qui était passé il y a une semaine avait raconté que dans d’autres régions, c’était pareil. Jean se prit à trembler. Ils n’étaient plus que dix maintenant dans son village, lui aurait mieux fait d’aller se cacher dans la forêt avec le reste finalement, mais s’il s’était enfuis, on lui aurait tout pris, tout volé, saccagé, il devait défendre sa terre, comme ses ancêtres avant lui. Enfin, de toute façon, s’il ne partait pas, il était sûr de mourir et de tout ses biens seraient là encore détruits.
Soudain, des clameurs parvinrent à Jean qui fut tout d’abord tétanisé, il se précipita ensuite pour savoir ce qui se passait Ah ! Dieu de la miséricorde, ayez pitié de moi ! Pourvu que ça ne soit pas eux ! Ouf ! Ce n’était pas les démons redoutés, mais les gens qui arrivaient étaient tout de même des oiseaux de mauvaise augure, ils se reconnaissaient avec leur coiffure couleur sang. Très mauvaise nouvelle si l’on voulait éviter à tous prix les assassins qui parcouraient le pays, crachant le feu et récoltant la misère et la désolation. Jean était sûr que si cette horde agitée d’hommes dépenaillés qui venait d’arriver, les dragons allaient rappliquer… Tout à coup, un bruit de tonnerre interrompit la discussion et couvrit les paroles du chef. Il fit signe aux hommes de le suivre et ils partirent en avant. C’est à ce moment que Jean les vit. Ils étaient terrifiants, hurlaient à tout va. Un nuage de poussière les accompagnait. Jean prit les jambes à son cou et alla se cacher dans des bissons puis regarda la scène. Les révoltés s’étaient mis en ligne à l’entrée du village, reconnaissables avec ce pourpre qui leur donnait un semblant d’unité. Ils étaient bien courageux, certains étaient encore très jeunes, ils seraient massacrés, tous. Ils étaient armés de fourches pour la plupart, de rares personnes avaient des fusils, mais la plupart ne savaient pas s’en servir. Les dragons se rapprochaient vite, très vite, trop vite, comme des créatures ailées. Maintenant, Jean pouvait lire une angoisse insupportable dans les yeux des jeunes gens qui se tenaient là, ils se retournaient cherchant sans doute une échappatoire, mais c’était trop tard, les bêtes monstrueuses étaient sur eux. Les dragons semblaient incontrôlables, haineux, leur charge allait submerger les pauvres révoltés. Ces géants sanguinaires, cruels auraient fait trembler d’effroi n’importe qui.
Subitement, ils s’arrêtèrent bien rangés à 500 mètres des hommes aux bonnets rouges. Ces derniers prirent peur et tentèrent alors de partir, rompant la ligne. Mais le chef, tira sur un fuyard qui tomba la face contre le sol, mort. Cela dissuada les autres de suivre cet exemple là, soit ils mourraient de par le feu craché par les dragons, soit ce serait de la main de leur chef impitoyable. Les dragons se délectaient de la scène, certains en découvrant une rangée de dents affichèrent ce qui étaient apparemment un sourire sadique. Ce fut à ce moment qu’ils chargèrent. Le chef des révoltés cria de faire feu et quelques détonations partirent, ne faisant aucun mort chez les dragons. Ces derniers dans un roulement insupportable, crachèrent alors leur feu. La moitié des révoltés qui était au nombre de soixante environ, périt sur-le-champ, poussant des plaintes inhumaines. Un quart du reste fut blessé et s’écroula mêlant ses cris avec ceux des autres. Quelques-uns uns des hommes à terre avaient été littéralement déchiquetés par la puissance de cette attaque. Tels des monstres refermant leurs griffes sur leur proie, les dragons partirent alors combattre au corps à corps, des membres volèrent, le sang coula, la résistance héroïque avait bien été vaine.
Mais les dragons n’avaient pas repu leur appétit de meurtre, il se mirent alors à chercher, à fouiner dans le village, et tous les villageois qui étaient restés furent amenés sur la place du village, tous sauf Jean que les dragons n’avaient pas découvert. Depuis sa cachette, il pouvait observer la scène. Les cruels animaux interrogèrent leurs victimes apeurées, les torturèrent, et leur firent finalement avouer la cachette des habitants du village partis dans les bois. Satisfaits les dragons jetèrent leurs prisonniers dans le puits du village et le firent écrouler. En partant, ils prirent bien soin de mettre feu au village et prirent la direction de la forêt. Colbert pouvait être fier de ses soldats, à ce rythme, ils auraient vite fait de réprimer la révolte des bonnets rouges. Jean pouvait prétendre au titre de miraculé. Enfin, de toute façon, à quoi cela lui servirait-il ? Il ne lui restait plus que la possibilité d’aller mendier sur les routes, et les mendiants étaient considérés comme des gibiers de potence. _________________ Tuez les tous Khaine reconnaîtra les siens.
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